Vus des deux côtés de la table

Bonjour ! Je m’appelle Pascal Courtin. Pendant plus de trente ans, j’ai travaillé dans une grande entreprise française de télécommunications. J’y ai fait plusieurs métiers en parallèle, et c’est de cette double vie que vient tout ce que j’écris ici. Par ailleurs diplômé de Paris Dauphine en Négociations et Relations Sociales, formé au journalisme au CFPJ, mais est-ce l’essentiel comparé à la richesse de l’expérience ?
Commencer par le terrain
J’ai débuté dans le domaine technique. Avant de parler de l’entreprise, j’ai accompagné ceux qui l’ont réparée, déployée, dépannée, au contact direct des clients et des collègues qui faisaient tourner le réseau. On ne mesure pas, quand on rédige une note interne depuis un siège, ce que ces mots deviennent une fois arrivés dans un véhicule d’intervention à huit heures du matin. Moi, je l’ai vécu d’abord de ce côté-là. Ça ne m’a jamais quitté.
Passer à la communication interne
Le métier de la communication interne est venu ensuite, presque naturellement : j’avais cette manie de vouloir que les choses soient dites clairement, sans enrobage, sans cette langue tiède qui ne veut rien dire et que tout le monde reconnaît au premier coup d’œil. J’ai appris le métier en le faisant. L’écrit, la vidéo, la photo, les évènements, les moments où il faut annoncer ce qui ne fait plaisir à personne et trouver quand même les mots justes.
S’engager
Très tôt, je me suis vu confier des mandats de représentation du personnel. C’est une chose de produire le discours de l’entreprise ; c’en est une autre de s’asseoir en face, du côté de celles et ceux qui le reçoivent, et de devoir le contester, le négocier, parfois l’accepter. J’ai fait les deux. Longtemps. En même temps, ou alternativement. Cette position inconfortable, un pied de chaque côté, est devenue mon point de vue le plus précieux.
Quinze ans de négociation
Pendant une quinzaine d’années, j’ai négocié. Des accords, des désaccords, des sorties de crise, des nuits qui se terminent au petit matin sur une virgule qui change tout. La négociation apprend une chose que rien d’autre n’apprend aussi bien : personne n’a entièrement tort, presque personne ne ment vraiment, et la plupart des conflits naissent de mots employés sans qu’on ait vérifié qu’ils voulaient dire la même chose pour les deux parties.
On ne pilote plus une transformation comme on pilote une campagne. Et on ne parle pas à des salariés comme on parle à un marché.
Revenir à la communication, autrement
J’ai été responsable de la communication interne en région Provence-Rhône-Méditerranée. J’y suis revenu avec tout ce que les années de négociation m’ont appris : une communication interne qui ignore ce qui se joue dans le dialogue social parle dans le vide. Les deux ne sont pas deux mondes. C’est le même. Comme la communication interne se construit aussi avec l’externe et les réseaux sociaux.
Ce site est l’endroit où je rassemble ce double regard : des décryptages lucides à l’écrit, des contenus plus incarnés en vidéo et en audio, et trois façons d’aider celles et ceux qui, dans l’entreprise, ont besoin de parler juste. Les analyses que je publie n’engagent que moi.